Développer les facultés spirituelles des enfants

A children's class in BC


A children's class in BC

L’utilisation des histoires est un des éléments des classes à l’intention des enfants qui les aident à développer leurs facultés spirituelles. Ces cours cherchent à développer des facultés spirituelles comme l’imagination, l’intuition, la perception et la mémoire, et des vertus qui ont été déposées dans la réalité de l’âme, comme l’amour, la générosité, la justice et la bonté.

Bahá’u’lláh a déclaré que son fils ‘Abdu’l-Bahá était la parfaite personnification des ses enseignements. Emprisonné à l’âge de neuf ans avec les autres membres de sa famille, ‘Abdu’l-Bahá a beaucoup souffert et a connu de grandes privations et c’est seulement à 64 ans qu’il a été libéré de son emprisonnement. Il s’est dévoué toute sa vie à promouvoir l’unité de l’humanité et par son exemple dynamique et ses efforts et sacrifices il a transformé les situations de privations et de pertes en joie et il a changé l’injustice en justice. Malgré toutes ses souffrances, il a mené une existence exemplaire, et il a fait tout ce qu’il a pu pour améliorer les conditions matérielles et spirituelles des habitants de sa ville. Par ses lettres qui se comptent par centaines, il a encouragé les gens de l’Orient et de l’Occident à faire de même. C’est dans un climat de persécution et alors qu’il était en prison qu’il a réussi à faire tout cela. Les histoires à son sujet nous donnent un aperçu des exigences de la vie dans un monde complexe et de la multitude de qualités qui sont nécessaires pour bâtir une société juste. Les histoires servent à donner aux enfants des exemples concrets qui les aident à imaginer un monde meilleur et, en temps voulu, à acquérir les compétences leur permettant de contribuer à sa création. Ces histoires en tête, les enfants peuvent mieux percevoir les sommets d’excellence qu’ils doivent viser dans le développement de leur caractère et l’effet que ces qualités ont sur leur milieu.

Dès le premier cours, les enfants commencent à éprouver de l’amour pour ‘Abdu’l-Bahá et à être inspirés par son exemple. Ils s’émerveillent en apprenant qu’il s’agit d’une personne réelle et s’attristent en apprenant qu’il est maintenant décédé. Voici un exemple de l’effet d’une histoire au sujet de ‘Abdu’l-Bahá, telle que relatée par une enseignante :

Aujourd’hui, les enfants ont étudié le concept de justice.

Plus tard, nous avons joué une partie de soccer. Quand nous sommes arrivés à une égalité, nous avons décidé d’arrêter de jouer. Un des enfants a dit « C’est le jeu le plus équitable auquel j’ai joué! »
Je lui ai demandé « Pourquoi dis-tu cela? »
« Parce que personne n’a triché et tout le monde a gagné. »

Non seulement les enfants ont-ils compris les qualités étudiées mais ils les ont manifestées dans leur comportement. Le même jour, un des enfants donnait des coups de pied à un arbre. Un autre enfant s’est approché et lui a dit « Ne fais pas ça! »
« Pourquoi? », a-t-il demandé.
« Cet arbre est comme ‘Abdu’l-Bahá. Pendant que tu lui donnes des coups de pied, il continue à te donner son ombre. »

Après le cours portant sur la notion de service, les enfants ont crée de belles images. Nous leur avons demandé de les offrir aux personnes vivant dans une résidence pour personnes âgées, mais ils les aimaient tellement qu’ils ne voulaient pas s’en défaire. Nous les avons encouragés et ils ont finalement accepté de les leur offrir. » Les personnes âgées ont été ravies. Plus tard, dans le stationnement, avant que j’aie le temps de les féliciter, un ado de treize ans qui avait appuyé notre projet a lancé : « Ce que nous avons fait est semblable à ce que Lua Getsinger avait fait quand elle s’est occupée d’un malade pour ‘Abdu’l-Bahá. »

Les enfants étaient très étonnés d’avoir fait une chose si profonde. Mais un des enfants, une fillette de six ans, avait une suggestion. Elle a dit « Nous n’avions pas suffisamment de dessins. Il y avait un homme qui pleurait parce qu’il n’en avait pas. »
Elle est allée parler à une des infirmières et lui a promis que, la prochaine fois, chacun des enfants créerait deux dessins. Je lui ai expliqué que l’homme ne pleurait pas parce qu’il n’avait pas reçu de dessin mais plutôt parce qu’il était tellement heureux de les avoir vus et parce qu’il avait senti leur amour.